Portrait | Qui es-tu, Livio Bagnoli ?

Au sein de la tanière, il est un Loup qui respire la bonhomie. Pour la meute, Livio Bagnoli est capable de se plier en quatre. Celui qui est aussi actionnaire depuis le début d’année 2017 partage son quotidien entre l’automobile et Saint-Julien.

“Entre la renaissance du club et aujourd’hui, j’ai occupé plusieurs rôles. À présent, même si je suis un peu plus en retrait, je continue de m’investir auprès de l’équipe première. Cette casquette d’homme à tout faire, voire de confident des joueurs, me convient assez bien”, confie Livio Bagnoli. “Mon rôle, c’est de répondre aux demandes des joueurs pour les mettre dans les meilleures dispositions.”

Pour illustrer ses propos, Livio utilise l’humour. “Quand Lamin Colley a posé ses bagages chez nous, pour le mettre à l’aise, je lui ai expliqué que j’étais un peu comme sa femme. Il pouvait tout me demander… sauf des relations sexuelles”, s’esclaffe celui qui est aussi concessionnaire KIA à La Louvière. “La mission des hommes de l’ombre, c’est aussi de permettre à l’ensemble de nos joueurs de se sentir chez eux à la RAAL.”

“Depuis des années, j’avais ce rêve fou de lancer un club de football comme la RAAL avec des ambitions sportives et sociales”

Avec un peu plus de sérieux, Bagnoli revient sur les motivations de s’engager au sein du projet de Salvatore Curaba, au surlendemain de l’annonce de création d’un nouveau club dans la Cité des Loups. “J’ai toujours eu ce rêve fou de lancer un club de football avec des ambitions sportives et sociales. Il se trouve que la RAAL de Salvatore répondait exactement à mes critères. Il a osé lancer ce projet, je l’ai suivi.”

Une décision immédiate

À l’époque, Livio ne connaît pas le boss d’EASI. “Mais son discours m’a convaincu”, dit-il. “Je n’ai même pas mis un jour pour me décider. En tant que gars de la région, je n’étais pas insensible au retour de la RAAL. Sans être acharné, je suivais déjà La Louvière dans le passé. Du temps de la D1, KIA Motors était même sponsor. J’ai vu défiler des joueurs comme Odemwingie ou Onyewu dans ma concession.”

“Les entraînements se terminent parfois aux petites heures”

Et s’il avait des étoiles dans les yeux pour les légendes d’autrefois, Livio a surtout tissé une belle complicité avec les stars d’aujourd’hui. “Avec le temps, j’ai appris à connaître Frédéric Taquin. Je le considère comme un véritable ami. Il en va de même pour Nicolas Baquet et les autres membres du staff. Parfois, les entraînements se terminent dans la bonne humeur… aux petites heures.”

Ceci dit, le bonheur quotidien de Livio, c’est de rendre service à l’entourage vert et blanc. “Si je peux offrir mon aide et remplir l’une ou l’autre mission, c’est toujours de bon cœur. C’est un plaisir de se rendre utile pour la RAAL.”

La fille de Livio n’est autre que la plus jeune actionnaire de la meute. “Alors qu’elle n’était pas encore née, elle était déjà engagée dans la cause louviéroise”, sourit l’intendant. “Symboliquement, même si l’entrée est gratuite au Tivoli pour les femmes et les enfants, j’envisage également d’en faire une des plus jeunes abonnées à la RAAL.” La Louvière est une famille.

Mario Cordisco