Portrait | Qui es-tu, Nathan Kowal ?

Son nom apparaît sous chaque vidéo du club. Au milieu de l’exercice 2018-2019, Nathan Kowal est devenu le vidéaste attitré de la RAAL. Séduit par la cause verte et blanche, ce passionné de musique a appris à lustrer la fourrure du Loup.

Avant de voir les Diables Rouges briller sous le soleil brésilien, Nathan Kowal n’avait jamais vibré pour le ballon rond. “Pour moi, le Mondial 2014 a été un déclic. Le parcours de la Belgique et la ferveur populaire qui s’est emparée du pays durant l’épopée m’ont fait apprécier un sport qui me laissait insensible jusque-là.” Au fil des duels, il s’est laissé emporter par l’euphorie, la magie et les émotions du sport roi.

“Je n’ai même jamais joué au football”, s’amuse l’Houdinois. “Ce qui m’a toujours fasciné, depuis que je suis tout petit, c’est la musique. J’ai commencé la guitare très jeune, j’ai même appris le solfège.” Dans la cour de récré, là où certains s’enflammaient pour le Barça, la Juve ou le PSG, le cœur du musicien ne battait que pour Muse, célèbre groupe de rock britannique formé en 1994.

“J’ai découvert tardivement le club de ma ville. Avant le retour de la RAAL, je ne m’étais jamais vraiment intéressé au football louviérois”

Par l’intermédiaire des résultats des ouailles de Marc Wilmots et des prestations de Jan Vertonghen, le jeune homme s’est épris pour le football d’une manière générale. “En Angleterre, je suis tombé sous le charme de Tottenham. Puis, une paire d’années plus plus tard, j’ai découvert le Tivoli et le club de ma ville. Avant le retour de la RAAL, je ne m’étais jamais vraiment intéressé au football louviérois.”

Proche de Nicolas Baquet

Inutile d’écrire que les pages historiques de la meute, au début du 21e siècle, Nathan ne les a pas connues. “À vrai dire, je me suis surtout familiarisé avec le club grâce à Nicolas Baquet, un cousin par alliance. En 2017-2018, j’ai suivi plusieurs matchs en tribune, dont la rencontre du titre contre le Léo. Un magnifique souvenir… qui m’a donné des idées. Je voulais, moi aussi, faire partie de ce projet.”

Alors étudiant en écriture multimédia, il s’engage pour un stage en vidéo dans les bureaux du club quelques mois plus tard… avant d’endosser la casquette de vidéaste. “Lors de chaque rencontre, j’accompagne les joueurs et le staff. Moi qui suis assez introverti, j’ai mis un peu de temps avant de m’intégrer au groupe. Maintenant, j’ai d’excellents contacts avec les joueurs et le staff. On s’apprécie beaucoup.”

“Mon rêve ? Faire de ce passe-temps un métier”

Toujours bénévole, Nathan consacre de précieuses heures à La Louvière. “Il y a l’équipe première mais aussi la Wolves Academy, le suivi des événements sponsors, la réalisation de capsules spécifiques. Entre le tournage et le montage, il y a du travail derrière. On ne se rend pas toujours compte du boulot que ça représente. Mon rêve ? Faire de ce passe-temps mon métier, de préférence à la RAAL.”

De MoonStone au RFB

Insensible au football hier, Nathan est à présent converti au culte des Loups, il ne rate aucun match. “À ce propos, j’ai une anecdote. L’année passé, lors du but égalisateur face aux Francs Borains, je suis à quelques mètres de l’action, caméra à la main. Quand Francotte pousse le ballon au fond des filets en fin de match, je crie de joie. Si on tend bien l’oreille, on peut même m’entendre.” Un souvenir hurlant de ferveur !

Partagé entre musique et football, Nathan a intégré MoonStone comme bassiste il y a quelques années. Le groupe de rock louviérois s’est déjà fait un petit nom dans le microcosme musical via un cover. Grâce à sa géniale reprise de You’re The One That I Want d’abord, sa participation à l’Envol des Cités ensuite… et la préparation de son premier album enfin !

Mario Cordisco