Portrait | Qui es-tu, Tristan Van Sull ?

Cet été, Tristan Van Sull est devenu le préparateur physique de l’équipe première. D’abord actif au sein de la Wolves Academy, l’éducateur physique gravit les échelons pas à pas, pleinement impliqué dans le projet louviérois.

À l’origine, Tristan Van Sull est un surtout un adepte de l’athlétisme. Pourtant, sans crier gare, une passion dévorante pour le ballon rond s’est déclarée depuis plus de trois ans pour ce diplômé d’éducation physique. “Avant d’atterrir à La Louvière, je n’étais pas un suiveur assidu du club. Je connaissais évidemment le nom de la RAAL mais mon cœur battait surtout pour Manchester United.”

Jusqu’à cette mémorable année 2017, synonyme de renaissance des quatre lettres magiques. “À vrai dire, c’est Pierre Parmentier qui m’a d’abord parlé du projet louviérois, dans lequel il venait lui-même de s’investir”, explique le citoyen de Colfontaine. “De là, je lui ai emboîté le pas. Dans un premier temps, j’ai pris en charge la préparation physique de la Wolves Academy, des U14 aux U19.”

Un PP multi-casquettes

Depuis, le professeur d’éducation physique de l’Athénée Royal de Waterloo a endossé la casquette de PP des équipes espoirs et seniors, en plus de celle de coordinateur générale de la préparation physique de la meute, jeunes et adultes compris. “Je chapeaute aussi la collaboration, toujours plus poussée, entre le club et le centre médico-sportif de Saint-Vaast.”

Plus de trois ans après son intronisation, Tristan ne peut que s’enchanter de l’évolution de la RAAL, dans son ensemble. “Quand j’ai découvert Saint-Julien, le complexe était vétuste. Aujourd’hui, on tend vers le professionnalisme : dans le travail, dans la structure, dans les infrastructures. C’est gratifiant d’être investi dans un tel projet et d’avoir le sentiment d’ajouter sa pierre à l’édifice.”

“Au-delà de l’aspect purement sportif, ce sont aussi les contacts humains avec les joueurs qui me manquent énormément”

D’ailleurs, il ne s’en cache pas. Tristan Van Sull souhaite s’engager sur durée. “Si un club plus huppé venait à m’approcher, je réfléchirai à deux ou trois fois avant d’y foncer tête baissée. À la RAAL, en plus de l’état d’esprit convivial, nous avons tous le sentiment d’être utile. Le projet, pourtant calqué sur le long terme, progresse à la fois vite et bien.” C’est aussi grâce ceux qui l’habitent et l’animent au quotidien.

En cette période où le sport amateur est à l’arrêt, le PP prend son mal en patience. “Le nouveau report de la reprise change encore la donne pour l’équipe première. Elle suivait un planning d’entraînement individuel permettant d’être au taquet pour la mi-décembre, date initiale de retour sur les pelouses”, souffle-t-il. “On va devoir trouver d’autres solutions pour que les gars gardent la forme jusqu’au mois de janvier. Au-delà du sportif, ce sont aussi les contacts humains avec les joueurs qui me manquent énormément.”

Mario Cordisco